Pharmacie des 7 vallées

Surveillance des arboviroses en Occitanie. Point épidémiologique au 20 octobre 2017.

Posté le 20 octobre 2017

Points clés

En Occitanie, depuis le 1er mai 2017, 77 cas suspects signalés dans les 10 départements sous surveillance renforcée :
- aucun cas autochtone n’a été confirmé
- 23 cas importés (=de retour de zone de circulation virale) de dengue, 3 de Zika, 1 flavivirus et 0 de chikungunya ont été confirmés
- Les cas confirmés de dengue viennent principalement d’Afrique (Côte d’Ivoire), d’Asie (Sri Lanka), d’Océanie (Polynésie Française)
- Les cas confirmés de zika sont importés d’Amérique (Costa Rica, Cuba, Equateur)

Au niveau national, du 1er mai au 20 octobre 2017 :
- Deux foyers de transmission autochtone du chikungunya épidémiologiquement liés ont été mis en évidence dans un quartier de la commune du Cannet-des-Maures depuis le 11 août 2017 et dans la commune de Taradeau depuis le 15/09/2017. Au 09/10/2017, 14 cas confirmés (mise en évidence du virus par PCR) et 2 cas probables (mise en évidence des anticorps IgM anti-chikungunya) ont été identifiés (Cannet-des-Maures : 8 confirmés et 2 probables ; Taradeau : 6 confirmés). Le dernier cas a débuté ses signes le 9 septembre 2017.
- Le 26 septembre 2017, un cas autochtone de zika résidant dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a été identifié. Il s’agit d’une transmission par voie sexuelle par un partenaire infecté lors d’un séjour à l’étranger dans les Caraïbes.
- 123 cas importés (=de retour de zone de circulation virale) de dengue, 13 cas de Zika, 4 flavivirus et 3 cas de chikungunya ont été confirmés.

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Surveillance sanitaire aux Antilles - Point épidémiologique spécial ouragans Irma et Maria du 17 octobre 2017.

Posté le 20 octobre 2017

Synthèse épidémiologique

A Saint-Martin,
Plusieurs signaux sanitaires ont été notifiés depuis le passages d’IRMA / MARIA :
- une recrudescence de cas de gastro-entérites à l’école Nina Duverly, accueillant l’ancien camp de sinistrés de Grand-Case. Cet épisode est terminé.
- plusieurs TIAC signalées en lien avec des repas pris dans différents restaurants (rupture de la chaine du froid).
- un cas suspect de dengue en cours d’investigation et de confirmation biologique.
- deux suspicions d’hépatite A sont également en cours de confirmation biologique.

A Saint-Barthélemy
Pas d’épidémie en cours, pas de signal sanitaire en lien avec les pathologies surveillées. Impact psychologique post-IRMA en cours d’évaluation.

En Guadeloupe
Pas d’épidémie en cours, pas de signal sanitaire en lien avec les pathologies surveillées. Impact psychologique post-MARIA en cours d’évaluation.

En Martinique
Pas d’épidémie en cours, pas de signal sanitaire en lien avec les pathologies surveillées. Impact psychologique post-MARIA en cours d’évaluation.

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Surveillance de la grippe à la Réunion. Point épidémiologique au 19 octobre 2017.

Posté le 20 octobre 2017

Situation épidémiologique

L’épidémie de grippe saisonnière à La Réunion a commencé tardivement cette année (semaine 35 pour les urgences et semaine 36 pour les médecins sentinelles), et contrairement aux années précédentes aucune vague épidémique n’ai été observée plus tôt dans l’année. Après une forte augmentation, l’activité pour grippe aux Urgences est actuellement en diminution depuis 2 semaines. Le pic a été atteint en semaine 39, à un niveau jamais observé depuis 2010-2016. En semaine 41 bien que la tendance soit à la baisse, l’activité se situe toujours au dessus du seuil et des valeurs maximales observées depuis 2016. Cette diminution de l’activité (sous réserve de consolidation) se retrouve également chez les médecins sentinelles. L’activité a fluctué à un niveau élevé jamais observé sur la période 2010-2016 pendant 3 semaines (s38-s40) pour commencer à baisser en semaine 41 tout en restant supérieure au seuil épidémique. Cette tendance sera à confirmer dans les prochaines semaines.
Des formes graves hospitalisées en réanimation continuent d’être rapportées (nombre observés en 2017 supérieurs au maximum observés de 2010-2015).
La part du nombre de prélèvements positifs pour la grippe est toujours en augmentation, avec une prédominance de virus de type B.
Face à situation d’épidémie toujours active à un niveau élevé et en raison du nombre important de formes graves nécessitant une hospitalisation en réanimation, il est important de rappeler les mesures de prévention de la transmission de la grippe.

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 19 octobre 2017.

Posté le 20 octobre 2017

A la Une - Perceptions des 65-75 ans vis-à-vis de la vaccination antigrippale, France 2016

Les plus de 65 ans sont une des populations vulnérables face à la grippe saisonnière en termes de complications (admission en réanimations...) et de mortalité. Le Baromètre santé 2016 de Santé publique France, enquête réalisée par sondage aléatoire, a permis d’explorer pour la première fois les perceptions d’un échantillon de 2 418 personnes âgées de 65 à 75 ans et résidant en France métropolitaine sur la grippe saisonnière (gravité et fréquence) et son vaccin (efficacité, effets secondaires graves), ainsi que l’association de ces perceptions avec leur pratique de cette vaccination lors de l’hiver 2015-2016.
En 2016, 45,9 % des 65-75 ans déclaraient s’être fait vacciner contre la grippe lors de l’hiver 2015-2016. Ce résultat est proche de la couverture vaccinale évaluée par l’Assurance maladie pour les plus de 65 ans cette même année (50,8 %). La différence peut provenir de la méthode utilisée et du fait que les plus de 75 ans, non interrogés dans l’enquête, mais inclus dans le calcul de l’Assurance maladie, pourraient être plus nombreux à être vaccinés que les moins de 75 ans ; les plus jeunes se sentant moins concernés par les risques de grippe grave.
En 2016, 81,3 % des 65-75 ans considéraient la grippe comme grave et 92,1 % comme fréquente. Le vaccin était efficace pour 64,3 % des personnes interrogées, mais près de la moitié (46,9 %) pensaient qu’il peut provoquer des effets secondaires graves.
Les personnes déclarant que le vaccin est efficace se font 5,28 fois plus vacciner (PR*=5,28, IC95% [3,92-7,10]). Inversement, penser que le vaccin peut provoquer des effets secondaires graves est associé à une probabilité plus faible d’être vacciné (PR=0,69 [0,62-0,77]).
L’efficacité réelle du vaccin antigrippal dépend de nombreux facteurs, qui peuvent être liés au vaccin lui-même, à l’individu (moins bonne réponse immunitaire chez les personnes âgées), aux souches de virus circulantes lors de la saison hivernale, en plus ou moins bonne adéquation avec celles du vaccin et à la virulence des souches A(H3N2). Même avec une efficacité modérée, et au vu de sa balance bénéfice/risque positive, la vaccination antigrippale permet d’éviter des cas graves de grippe et des excès de mortalité chez les personnes âgées. Il faut continuer à porter ce message et lutter contre les fausses croyances sur la dangerosité du vaccin. La vaccination est fortement associée au conseil d’un professionnel de santé, soulignant leur rôle essentiel.

*PR= Ratio de prévalence

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Surveillance sanitaire en région Grand Est. Point épidémiologique au 19 octobre 2017.

Posté le 20 octobre 2017

Points clés

Surveillance renforcée du chikungunya, de la dengue et du virus Zika

  • En France métropolitaine, Aedes albopictus dit « moustique tigre » est implanté dans 33 départements. En 2017, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin sont classés comme départements de niveau 1 du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole, en raison de l’implantation durable du moustique vecteur. Ces départements intègrent le dispositif de surveillance renforcée du chikungunya, de la dengue et du zika en métropole, actif du 1er mai au 30 novembre chaque année.
  • Entre le 1er mai et le 13 octobre 2017, sept cas de dengue et deux cas de chikungunya ont été confirmés dans le Grand Est.

Surveillance de l’asthme

  • L’activité liée à l’asthme est en diminution dans les services d’urgence depuis la semaine 39.
  • Cette diminution est également observée dans les associations SOS Médecins depuis la semaine 40.

Surveillance des allergies

  • En semaine 41, l’activité des associations SOS Médecins liée aux allergies poursuit sa diminution, et suit la tendance observée les années précédentes à la même période.
  • Selon le bulletin allergo-pollinique du RNSA, les départements du Grand Est sont tous classés en risque allergique nul à très faible pour les graminées.

Surveillance de la bronchiolite

  • Depuis la semaine 35, l’activité pour bronchiolite chez les enfants de moins de 2 ans dans les services d’urgences de la région est en augmentation, mais reste similaire à celle observée les années précédentes.
  • Cette hausse est également observée pour les associations SOS Médecins.

Hépatite A

  • Le nombre de cas de VHA n’a cessé d’augmenter sur les derniers mois. Les caractéristiques actuelles de l’épidémie semblent être impactées par l’augmentation d’incidence observée habituellement à cette période de l’année.

Surveillance de la mortalité

  • Au 18 octobre, le nombre de décès observés au cours des dernières semaines se situe dans les marges de fluctuations habituelles.

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Surveillance sanitaire en Bretagne. Point épidémiologique au 18 octobre 2017.

Posté le 20 octobre 2017

Points clés

Bronchiolite
Hausse du recours aux urgences de ville et hospitalières sur les dernières semaines, les effectifs restant faibles. Les vacances scolaires devraient ralentir l’arrivée de l’épidémie.
Détection des premiers prélèvements positifs au virus respiratoire syncytial sur les prélèvements analysés au laboratoire de Virologie du CHU de Rennes depuis la semaine 40. Premier prélèvement positif au métapneumovirus au laboratoire de Virologie du CHRU de Brest en semaine 41.

Asthme
Maintien de fréquentations importantes des urgences de ville et hospitalières. Chez les moins de 15 ans, cette pathologie représente respectivement 2,5% et 3,3% des consultations avec un diagnostic codé.
Concomitance avec une forte circulation virale des Rhinovirus/Entérovirus identifiés sur les prélèvements respiratoires analysés au Laboratoire de virologie du CHU de Rennes.

Pathologies ORL
Nouvelle hausse des recours aux urgences de ville chez les moins de 15 ans pour pathologies ORL (données non présentées).

Grippe et syndrome grippaux
La Cire Bretagne publie ses bilans régionaux pour la saison 2016-17 :
- BVS n°25 : Surveillance des grippes sévères en réanimation en Bretagne, 2013-2017.
- BVS n°26 : Bilan de l’épidémie de grippe en Bretagne, Saison 2016-17.

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Surveillance de la dengue à la Réunion. Point épidémiologique au 17 octobre 2017.

Posté le 17 octobre 2017

Situation épidémiologique

  • La circulation virale de la dengue à la Réunion s’est poursuivie, de façon inhabituelle, durant l’hiver austral.
  • Le maintien d’une circulation virale persistante au cours de cet hiver fait craindre le risque d’une épidémie plus importante pendant la prochaine saison estivale.
  • Dans un contexte où une épidémie de grippe de forte intensité est en cours à la Réunion, les professionnels de santé doivent rester vigilants afin de détecter, confirmer et signaler précocement les nouveaux cas de dengue importés ou autochtones.

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Surveillance de l'hépatite A en Normandie. Point épidémiologique au 30 septembre 2017.

Posté le 17 octobre 2017

Synthèse

Du 1er janvier au 30 septembre 2017, 79 cas d’hépatite aiguë A ont fait l’objet d’une déclaration obligatoire (DO) : 7 enfants, 14 femmes et 58 hommes. Le nombre de cas observés cette année est 9 fois plus élevé qu’en 2016 sur la même période (8 cas). Le nombre de cas déclaré depuis juin-juillet était toujours en augmentation et témoignait d’une circulation toujours active du VHA dans la région.

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Epidémie de conjonctivites virales aux Antilles. Point au 13 octobre 2017.

Posté le 16 octobre 2017

Synthèse

Des épidémies de conjonctivites d’origine virale et d’une ampleur inédite ont touché les Antilles dès les mois de mai (Martinique et Guadeloupe) et juin (épidémie à Saint-Martin et recrudescence à Saint-Barthélémy). Depuis quelques semaines, les indicateurs suivis en routine montrent que ces phénomènes épidémiques sont terminés. Les prélèvements biologiques réalisés au cours des épidémies avaient permis de mettre en évidence dans les deux territoires une circulation virale d’entérovirus hautement contagieux, le Coxsackie virus A24v. De plus, des prélèvements réalisés en Martinique ont également mis en évidence de l’adénovirus. Par ailleurs, aucun cas sévère n’a été signalé au cours de ces épidémies. Le bilan des épidémies fait état dans les différents territoires des situations suivantes :

  • En Guadeloupe, l’épidémie, débutée à Marie-Galante au mois de mai, a ensuite diffusé sur l’ensemble de l’archipel au mois de juin. Le pic épidémique a été enregistré début juillet. La fin de l’épidémie a été constatée au cours de la première semaine d’octobre. Cette épidémie de conjonctivite d’une ampleur exceptionnelle (18 130 cas estimés) aura duré 5 mois.
  • En Martinique, l’épidémie de conjonctivites a débuté en mai et atteint un pic épidémique en juin. La fin de l’épidémie a été constatée fin septembre. Cette épidémie de conjonctivite d’une ampleur également exceptionnelle (23 330 cas estimés) aura duré environ 5 mois.
  • Dans les Iles-du-Nord, l’épidémie démarrée à Saint-Martin courant juin a atteint un pic épidémique début juillet et s’est terminée mi-août (2000 cas estimés). A Saint-Barthélemy, la recrudescence observée au cours du mois de juin ne se confirme pas. Cette tendance est à interpréter avec prudence en raison des perturbations diverses qu’a connues l’île suite au passage de l’Ouragan Irma début septembre.

Depuis la mi-juillet, dix pays et territoires des Amériques ont rapporté une augmentation des cas de conjonctivite : les Bahamas, le Brésil, le Costa-Rica, La Dominique, la République Dominicaine, le Mexique, le Panama, Sainte-Lucie, le Suriname et les îles Turks and Caicos Islands. Depuis le passage des ouragans Irma et Maria en septembre, les perturbations affectant les systèmes sanitaires ont probablement impacté le suivi de cette pathologie pour laquelle, il n’y a pas à ce jour de données disponibles.

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Surveillance des arboviroses en Occitanie. Point épidémiologique au 13 octobre 2017.

Posté le 16 octobre 2017

Points clés

En Occitanie, depuis le 1er mai 2017, 77 cas suspects signalés dans les 10 départements sous surveillance renforcée :
- aucun cas autochtone n’a été confirmé
- 23 cas importés (=de retour de zone de circulation virale) de dengue, 3 de Zika, 1 flavivirus et 0 de chikungunya ont été confirmés
- Les cas confirmés de dengue viennent principalement d’Afrique (Côte d’Ivoire), d’Asie (Sri Lanka), d’Océanie (Polynésie Française)
- Les cas confirmés de zika sont importés d’Amérique (Costa Rica, Cuba, Equateur)

Au niveau national, du 1er mai au 13 octobre 2017 :
- Deux foyers de transmission autochtone du chikungunya épidémiologiquement liés ont été mis en évidence dans un quartier de la commune du Cannet-des-Maures depuis le 11 août 2017 et dans la commune de Taradeau depuis le 15/09/2017. Au 09/10/2017, 13 cas confirmés (mise en évidence du virus par PCR) et 3 cas probables (mise en évidence des anticorps IgM anti-chikungunya) ont été identifiés (Cannet-des-Maures : 8 confirmés et 2 probables ; Taradeau : 5 confirmés et 1 probable). Le dernier cas a débuté ses signes le 9 septembre 2017.
- Le 26 septembre 2017, un cas autochtone de zika résidant dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a été identifié. Il s’agit d’une transmission par voie sexuelle par un partenaire infecté lors d’un séjour à l’étranger dans les Caraïbes.
- 121 cas importés (=de retour de zone de circulation virale) de dengue, 11 cas de Zika, 4 flavivirus et 3 cas de chikungunya ont été confirmés.

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Surveillance des arboviroses en Occitanie. Point épidémiologique au 29 septembre 2017.

Posté le 16 octobre 2017

Points clés

En Occitanie, depuis le 1er mai 2017, 72 cas suspects signalés dans les 10 départements sous surveillance renforcée :
- aucun cas autochtone n’a été confirmé
- 22 cas importés (=de retour de zone de circulation virale) de dengue, 3 de Zika, 1 flavivirus et 0 de chikungunya ont été confirmés
- Les cas confirmés de dengue viennent principalement d’Afrique (Côte d’Ivoire), d’Asie (Sri Lanka), d’Océanie (Polynésie Française)
- Les cas confirmés de zika sont importés d’Amérique (Costa Rica, Cuba, Equateur)

Au niveau national, du 1er mai au 29 septembre 2017 :
- Depuis le 11 août 2017, un foyer de transmission autochtone du chikungunya a été mis en évidence dans un quartier de la commune du Cannet-des-Maures (Var). Au 15/09/2017, 7 cas confirmés et 2 cas probables étaient identifiés dans cette commune ainsi que 2 nouveaux cas autochtones (confirmés par PCR) dans la commune de Taradeau située à environ 10 km du Cannet-des-Maures. Un lien épidémiologique entre ces deux foyers a été établi par les investigations.
- 114 cas importés (=de retour de zone de circulation virale) de dengue, 10 cas de Zika, 4 flavivirus et 3 cas de chikungunya ont été confirmés.

Au niveau international, 2 foyers de transmission autochtone de chikungunya ont été identifiés à Anzio et Rome deux villes de la région de Latium en Italie.

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 12 octobre 2017.

Posté le 13 octobre 2017

A la Une - Bilan de l’épidémie de grippe 2016-2017 en métropole

Le bilan de la surveillance de l’épidémie grippale 2016-2017 en métropole vient d’être publié sur le site de Santé publique France. Cette épidémie a été précoce comparé aux six saisons précédentes (depuis 2010-2011) : elle a débuté mi-décembre (S49/2016) pour atteindre son pic mi-janvier (S03/2017) et se terminer début février (S06/2017), soit une durée totale de 10 semaines (Figure).
Due quasi-exclusivement au virus grippal de type A(H3N2) comme observé en Europe, l’épidémie a été d’intensité modérée en milieu ambulatoire (1,9 million de personnes ayant consulté pour syndrome grippal d’après les données du Réseau Sentinelles vs 2,9 millions en 2014-2015) mais a été particulièrement sévère chez les personnes âgées. Elle a été caractérisée par une part importante d’hospitalisations parmi les passages aux urgences pour syndrome grippal (16 % des 40 000 passages) et par une proportion importante des 65 ans et plus parmi les patients hospitalisés (69 %). Cette tranche d’âge a représenté 67 % des 1 479 cas de grippe admis en réanimation. Près de 2 000 épisodes d’IRA sont survenus en collectivités de personnes âgées (dont 86 % ont débuté pendant l’épidémie). Ce nombre d’épisodes – et notamment de ceux attribués à la grippe – était largement supérieur à celui constaté lors des quatre dernières saisons grippales. Cette épidémie a également été marquée par un excès de mortalité estimé à 14 400 décès attribuables à la grippe, dont plus de 90 % chez les personnes de 75 ans et plus.
La couverture vaccinale de la population à risque en France métropolitaine reste très insuffisante et a diminué depuis la saison 2009-2010, où elle était de 60 %. Cette année, moins d’une personne à risque sur deux était vaccinée (46% pour l’ensemble des sujets ciblés par la vaccination et 50 % chez les personnes de 65 ans et plus selon l'Assurance maladie). Même si l’efficacité du vaccin antigrippal est le plus souvent modérée, voire faible, chez le sujet âgé, notamment contre le virus A(H3N2), l’impact positif de la vaccination contre la grippe saisonnière sur la mortalité des personnes âgées peut être conséquent (comme le montre l’analyse des données françaises sur la période 2000-2009 qui avait estimé à plus de 2 000 le nombre moyen de décès évités chaque année par la vaccination et à 35% l’efficacité vaccinale moyenne dans cette tranche d’âge).

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